Traitements chirurgicaux de l’infertilité
La chirurgie n’est qu’une partie du traitement de l’infertilité, et elle n’est pas la première étape. Elle a sa place dans des situations précises, où elle lève un obstacle identifié. Cette page dit lesquelles, et ce que la chirurgie ne fait pas.
L’essentiel
- La chirurgie s’envisage après un bilan complet des deux partenaires, jamais avant.
- Elle sert à lever un obstacle identifié : fibrome sous-muqueux, polype, endométriome, adhérences, malformation.
- Elle ne remplace pas l’assistance médicale à la procréation : les deux se combinent souvent.
Le bilan vient d’abord
Avant toute chirurgie, le bilan cherche où est l’obstacle :
- l’ovulation : régularité des cycles, dosages hormonaux ;
- les trompes : leur perméabilité, par hystérosalpingographie ou échographie spécifique ;
- l’utérus : échographie, parfois hystéroscopie ;
- la réserve ovarienne ;
- le spermogramme du partenaire, examen simple et souvent décisif.
C’est ce bilan qui dit si une chirurgie a un sens, et laquelle.
Les situations où la chirurgie aide
- Un fibrome sous-muqueux, à l’intérieur de la cavité : ce sont ceux qui gênent réellement l’implantation. Leur ablation par hystéroscopie est une intervention sans incision.
- Un polype de l’endomètre : même voie, même logique.
- Une cloison utérine ou une autre malformation de la cavité.
- Un endométriome ou des lésions d’endométriose : la chirurgie se discute, en pesant le bénéfice attendu contre le risque de diminuer la réserve ovarienne. C’est une décision qui se prend avec un projet de grossesse en tête.
- Des adhérences après une infection ou une chirurgie antérieure.
- Un hydrosalpinx, une trompe dilatée et bouchée : son traitement améliore les résultats de la fécondation in vitro.
Ce que la chirurgie ne fait pas
Elle ne corrige pas une réserve ovarienne diminuée, elle ne rajeunit pas les ovocytes, et elle ne règle pas une cause masculine.
Elle n’est pas non plus une alternative systématique à l’assistance médicale à la procréation : souvent, les deux se combinent, la chirurgie préparant le terrain d’une prise en charge ultérieure.
Et elle a ses propres risques : toute intervention sur l’ovaire, en particulier, peut réduire le capital folliculaire. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’indication se pèse.
Les voies d’abord
L’hystéroscopie passe par les voies naturelles, sans incision, pour tout ce qui est à l’intérieur de la cavité utérine : polypes, fibromes sous-muqueux, cloisons, adhérences.
La laparoscopie, ou cœlioscopie, passe par de petites incisions abdominales pour tout ce qui est à l’extérieur : ovaires, trompes, endométriose, adhérences.
Les deux se pratiquent le plus souvent en ambulatoire, avec une reprise d’activité rapide.
Questions fréquentes
Quand faut-il consulter pour une difficulté à concevoir ?
Après 12 mois de rapports réguliers sans contraception, ou 6 mois à partir de 35 ans. Plus tôt en cas de cycles absents, d’endométriose connue ou d’antécédent d’infection pelvienne.
La chirurgie garantit-elle une grossesse ?
Non. Elle lève un obstacle quand il en existe un et qu’il est identifié. Le résultat dépend ensuite de l’ensemble du bilan, y compris du côté masculin.
Faut-il opérer une endométriose pour tomber enceinte ?
Pas systématiquement. La décision pèse le bénéfice attendu contre le risque de diminuer la réserve ovarienne, et elle se prend au cas par cas.
Mon partenaire doit-il faire des examens ?
Oui, dès le début. Le spermogramme est l’examen le plus simple du bilan, et une part importante des difficultés vient de ce côté.
Combien de temps après l’intervention peut-on essayer ?
Cela dépend du geste. Le délai vous est donné à la sortie, et il est souvent court après une hystéroscopie.
En résumé
Si vous envisagez des traitements chirurgicaux pour l’infertilité, ne laissez pas ce défi compromettre vos projets de conception. Prenez rendez-vous avec nos spécialistes à Genève pour un diagnostic précis et des solutions personnalisées adaptées à votre situation.
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- Lun au Ven : 8h00 - 18h00
- Âge minimal des patients : 16 ans
- Accès bus 1, 5, 8, 20, arrêt Contamines
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