Dépistage des infections sexuellement transmissibles

La plupart des infections sexuellement transmissibles ne donnent aucun symptôme. C’est ce qui explique qu’on les transmette sans le savoir, et c’est la raison d’être du dépistage. Cette page dit qui se fait dépister, pour quoi, et à quel rythme.

L’essentiel

  • Ne pas avoir de symptôme ne veut pas dire ne pas être infectée. C’est le cas le plus fréquent.
  • Le dépistage de la chlamydia est recommandé aux femmes de moins de 25 ans et aux femmes à risque plus élevé, une fois par an.
  • Une infection dépistée tôt se traite simplement. Non traitée, la chlamydia peut retentir sur la fertilité.
Soignante masquée prenant des notes face à une patiente, en salle de consultation

Qui devrait se faire dépister, et pour quoi

Les recommandations distinguent des situations :

  • Chlamydia : femmes de moins de 25 ans, et femmes à risque plus élevé quel que soit l’âge. Une fois par an pour ces dernières.
  • Gonorrhée : femmes à risque plus élevé.
  • VIH, syphilis, hépatite B : systématiquement proposés en début de grossesse, et à toute personne qui le demande.

Un « risque plus élevé » n’est pas un jugement : nouveau partenaire, plusieurs partenaires, partenaire ayant d’autres partenaires, antécédent d’infection, rapports sans préservatif. Cela concerne beaucoup de monde à un moment ou un autre.

Pourquoi l’absence de symptôme ne prouve rien

C’est le point le plus important de cette page. La chlamydia, en particulier, est le plus souvent silencieuse chez la femme. Elle peut le rester pendant des mois tout en se transmettant.

Quand elle remonte vers l’utérus et les trompes, elle peut provoquer une infection pelvienne, puis des séquelles sur les trompes : c’est l’une des causes évitables de difficulté à concevoir et de grossesse extra-utérine. Le dépistage sert précisément à couper cette chaîne avant qu’elle ne commence.

Quand des symptômes existent, ils sont peu spécifiques : pertes inhabituelles, brûlures en urinant, douleurs pendant les rapports, saignements entre les règles, douleurs du bas-ventre.

Comment ça se passe concrètement

Le dépistage est simple et rapide :

  • un prélèvement vaginal, que vous pouvez souvent réaliser vous-même, ou une analyse d’urine, pour la chlamydia et la gonorrhée ;
  • une prise de sang pour le VIH, la syphilis et les hépatites.

Il n’y a pas d’examen désagréable obligatoire, et vous n’avez pas à justifier votre demande. Dire simplement « je voudrais faire un dépistage » suffit.

Un point à connaître : chaque infection a un délai avant d’être détectable. Après une prise de risque récente, un test trop précoce peut être faussement négatif : la date du test se fixe en fonction de la date du rapport.

Le traitement, et le partenaire

La chlamydia et la gonorrhée se traitent par antibiotiques, de façon simple quand elles sont prises tôt. La syphilis se traite. Les hépatites et le VIH se prennent en charge, avec des traitements aujourd’hui très efficaces.

Le traitement du ou des partenaires fait partie du traitement. Sans cela, la réinfection est la règle. Ce n’est pas la partie la plus confortable de la démarche, et c’est pourtant celle qui décide du résultat. La consultation peut vous aider à trouver les mots.

La prévention reste le préservatif, et la vaccination quand elle existe : hépatite B, et HPV, qui n’est pas dépisté de la même façon mais relève de la même conversation.

Questions fréquentes

Je n’ai aucun symptôme, est-ce utile ?

Oui, et c’est précisément le sens du dépistage. La majorité des infections ne donnent aucun signe chez la femme.

Combien de temps après un rapport faut-il attendre ?

Cela dépend de l’infection : chaque test a son délai de détection. Donnez la date du rapport en consultation, le calendrier des tests se fixe à partir de là.

Dois-je en parler à mon partenaire ?

Oui, et c’est une condition du succès : sans traitement du partenaire, la réinfection est très fréquente. La consultation peut vous aider à aborder le sujet.

Le dépistage est-il confidentiel ?

La consultation est couverte par le secret médical. Si la confidentialité vis-à-vis de votre entourage vous préoccupe, notamment sur le décompte de l’assurance, dites-le : cela se discute.

Une IST peut-elle rendre stérile ?

Une chlamydia non traitée peut laisser des séquelles sur les trompes et gêner une future grossesse. Dépistée et traitée tôt, elle ne le fait pas. C’est tout l’enjeu.

En résumé

Si vous craignez d’avoir contracté une MST, ne prenez pas de risques avec votre santé. Prenez rendez-vous avec nos experts à Genève pour un dépistage rapide et discret. Un diagnostic précoce permet un traitement efficace et prévient les complications.

Spécialistes en gynécologie obstétrique, nous accompagnons les hommes et femmes à Genève pour les soins du système génital féminin, la grossesse, la ménopause, et les problèmes de fertilité.

 

Nous proposons également des solutions en chirurgie intime pour améliorer votre bien-être.

Dr. Aneta Druga & Alain Lasseron

Cabinet multilingue

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