Consultation de chirurgie intime

La chirurgie intime regroupe des interventions qui touchent à la vulve et au vagin : gêne fonctionnelle, séquelles d’accouchement, inconfort pendant les rapports, demande esthétique. La consultation sert à distinguer ce qui relève d’un traitement non chirurgical, ce qui relève d’une chirurgie, et ce qui ne relève ni de l’une ni de l’autre.

L’essentiel

  • Beaucoup de demandes trouvent une réponse sans chirurgie : rééducation du périnée, pessaire, traitements locaux.
  • Les interventions à visée médicale sont prises en charge, les gestes à visée esthétique ne le sont pas.
  • Pour les gestes esthétiques, efficacité et sécurité ne sont pas documentées au même niveau qu’une chirurgie réparatrice. Cela doit être dit avant.
Injection réalisée avec des gants stériles dans la zone du maillot

Ce que recouvre la chirurgie intime

Le terme est large et sert parfois à désigner des choses très différentes. Ici, il recouvre :

  • la réparation de séquelles d’accouchement : déchirure mal cicatrisée, cicatrice douloureuse d’épisiotomie ;
  • la cure de prolapsus, quand la rééducation et le pessaire n’ont pas suffi ;
  • la chirurgie de l’incontinence urinaire d’effort, par bandelette sous-urétrale ;
  • les interventions sur la vulve, à visée fonctionnelle ou esthétique ;
  • la vaginoplastie, dont les limites sont détaillées sur la page consacrée au relâchement après accouchement.

Le cabinet pratique par ailleurs la chirurgie gynécologique générale : hystérectomie, laparoscopie, conisation, curetage utérin, et interruption de grossesse dans le cadre légal suisse. Ces interventions relèvent d’indications médicales propres, et non de la chirurgie intime.

Ce qui se traite d’abord sans chirurgie

Une part importante des demandes trouve une réponse sans passer par le bloc :

  • la rééducation du périnée pour un relâchement ou des fuites après un accouchement, recommandée au plus haut niveau de preuve à partir du troisième mois ;
  • le pessaire pour un prolapsus, souvent sous-proposé et très efficace ;
  • les traitements locaux pour une sécheresse ou une atrophie après la ménopause ;
  • la physiothérapie du périnée pour des douleurs d’origine musculaire.

C’est la raison d’être de cette consultation : une chirurgie proposée avant d’avoir essayé ces options est une chirurgie proposée trop tôt.

Les quatre questions à poser avant de décider

  1. Quel bénéfice pour le symptôme qui me gêne ? Une intervention se juge sur la gêne qu’elle fait disparaître, pas sur une image.
  2. Quelles sont les alternatives, et qu’ont-elles donné si elles ont été essayées ?
  3. Quels sont les risques, et leur fréquence ? Douleur, saignement, infection, cicatrices et adhérences, modification de la sensibilité, douleurs pendant les rapports, reprise chirurgicale.
  4. Que se passe-t-il si je ne fais rien ? Souvent la question la plus éclairante, et la moins posée.

Pour les interventions à visée esthétique, une information particulière s’impose : les publications sont peu nombreuses et rarement comparatives, et leur efficacité comme leur sécurité ne sont pas documentées au même niveau qu’une chirurgie réparatrice.

Le déroulement, et la prise en charge

La consultation reprend votre histoire, vos symptômes, vos antécédents et vos projets, puis procède à un examen. Des examens complémentaires sont demandés si nécessaire, et une consultation d’anesthésie précède toute intervention.

Sur la prise en charge, la règle est simple : les interventions à visée médicale sont prises en charge par l’assurance obligatoire des soins, les gestes à visée esthétique ne le sont pas. Le point se fait avant tout engagement.

Vous pouvez prendre le temps de réfléchir, demander un second avis, et revenir avec vos questions. Un consentement se retire à tout moment, même après qu’une date a été fixée.

Questions fréquentes

Une chirurgie intime est-elle prise en charge ?

Les interventions à visée médicale le sont, les gestes à visée esthétique ne le sont pas. La distinction se fait en consultation, avant tout engagement.

Faut-il avoir essayé la rééducation avant ?

Pour un relâchement ou des fuites après un accouchement, oui : c’est le traitement dont l’efficacité est la mieux établie, et il se commence à partir du troisième mois.

Puis-je demander un second avis ?

Oui, et c’est légitime pour toute chirurgie non urgente. Cela ne change rien à votre prise en charge.

Faut-il attendre d’avoir terminé ses grossesses ?

C’est un élément de la discussion : une grossesse et un accouchement ultérieurs sollicitent à nouveau les mêmes structures.

Puis-je changer d’avis ?

Oui, à tout moment, y compris après qu’une date a été fixée, et sans avoir à vous justifier.

En résumé

La chirurgie intime n’est ni la première ni la seule réponse : beaucoup de situations se règlent autrement. Prenez rendez-vous au cabinet à Genève pour faire le point, passer les options en revue, et décider sans pression.

Spécialistes en gynécologie obstétrique, nous accompagnons les hommes et femmes à Genève pour les soins du système génital féminin, la grossesse, la ménopause, et les problèmes de fertilité.

 

Nous proposons également des solutions en chirurgie intime pour améliorer votre bien-être.

Dr. Aneta Druga & Alain Lasseron

Cabinet multilingue

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