Laparoscopie

La laparoscopie, ou cœlioscopie, permet d’opérer dans l’abdomen par de petites incisions, avec une caméra. Elle a remplacé l’ouverture classique dans la plupart des interventions gynécologiques, parce qu’elle fait moins mal et permet de repartir plus vite.

L’essentiel

  • Trois à quatre incisions de 5 à 12 mm, au lieu d’une ouverture de l’abdomen.
  • Le plus souvent en ambulatoire ou avec une nuit, et une reprise d’activité en une à trois semaines selon le geste.
  • Une douleur à l’épaule dans les 24 à 48 heures est normale : c’est le gaz, pas une complication.
Chirurgienne masquée sous les lampes du bloc opératoire

Comment ça se passe

Sous anesthésie générale. L’abdomen est gonflé avec du gaz carbonique pour créer un espace de travail, puis une caméra est introduite par une petite incision, en général au niveau du nombril. Deux ou trois autres incisions de quelques millimètres laissent passer les instruments.

Le chirurgien voit sur un écran, en grossissement, ce qu’il ne verrait pas à l’œil nu. À la fin, le gaz est évacué et les incisions refermées par quelques points ou de la colle.

Ce qu’elle permet de traiter

  • Kystes de l’ovaire : ablation du kyste en conservant l’ovaire chaque fois que c’est possible.
  • Endométriose : repérage et traitement des lésions, y compris profondes.
  • Grossesse extra-utérine : c’est la voie de référence.
  • Adhérences après infection ou chirurgie antérieure.
  • Fibromes : myomectomie, selon leur position.
  • Ligature des trompes, et certaines hystérectomies.
  • Un bilan diagnostique, quand les examens d’imagerie ne suffisent pas à expliquer une douleur ou une infertilité.

Les suites, sans enjoliver

La douleur à l’épaule est la surprise la plus fréquente. Elle vient du gaz restant qui irrite le diaphragme, elle dure 24 à 48 heures, et elle n’a rien d’inquiétant. Marcher aide plus que rester couchée.

Le ventre gonflé et les ballonnements durent quelques jours.

Les cicatrices sont de quelques millimètres et deviennent peu visibles.

La fatigue est réelle la première semaine, et souvent sous-estimée. Ce n’est pas parce que les cicatrices sont petites que le corps n’a pas été opéré.

La reprise va d’une à trois semaines selon le geste et votre travail. Le chirurgien vous donne un délai précis à la sortie.

Ce qui doit faire appeler après l’intervention

  • une fièvre supérieure à 38 °C ;
  • une douleur abdominale qui augmente au lieu de diminuer ;
  • des vomissements répétés ou un arrêt du transit ;
  • une cicatrice rouge, chaude ou qui coule ;
  • un mollet douloureux et gonflé, ou un essoufflement inhabituel ;
  • des saignements abondants.

Ces signes sont rares. Ils justifient d’appeler plutôt que d’attendre le rendez-vous de contrôle.

Questions fréquentes

Pourquoi ai-je mal à l’épaule ?

C’est le gaz utilisé pendant l’intervention qui irrite le diaphragme, lequel partage une innervation avec l’épaule. Cela dure un à deux jours et ce n’est pas une complication. Marcher accélère la résorption.

Combien de temps d’arrêt de travail ?

Entre une et trois semaines selon le geste réalisé et votre métier. Le délai vous est précisé à la sortie.

Les cicatrices se voient-elles ?

Elles mesurent quelques millimètres et s’estompent nettement avec le temps. Celle du nombril est pratiquement invisible.

Peut-on repartir le jour même ?

Souvent oui, en ambulatoire. Certaines interventions demandent une nuit d’hospitalisation. Cela se décide avant, pas le jour même.

Cela peut-il se transformer en ouverture classique ?

C’est rare, et c’est prévu : en cas de difficulté ou de saignement, le chirurgien peut convertir en laparotomie. Cette éventualité fait partie de l’information donnée avant l’intervention.

En résumé

Si une intervention chirurgicale est nécessaire, la laparoscopie peut être une solution moins invasive, avec des cicatrices plus petites, une récupération plus rapide et moins de douleurs. Prenez rendez-vous avec nos spécialistes à Genève pour un diagnostic précis et explorez les options de traitement personnalisées pour une guérison optimale.

Spécialistes en gynécologie obstétrique, nous accompagnons les hommes et femmes à Genève pour les soins du système génital féminin, la grossesse, la ménopause, et les problèmes de fertilité.

 

Nous proposons également des solutions en chirurgie intime pour améliorer votre bien-être.

Dr. Aneta Druga & Alain Lasseron

Cabinet multilingue

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