Grossesse non planifiée
Une grossesse non prévue appelle d’abord des informations claires : quel est le délai, quelles sont les options, comment cela se passe concrètement. Cette page les donne, sans jugement. La décision vous appartient, et elle n’a pas à être justifiée à qui que ce soit.
L’essentiel
- En Suisse, l’interruption de grossesse est possible jusqu’à 12 semaines d’aménorrhée, comptées depuis le premier jour des dernières règles.
- Elle demande une demande écrite de votre part et un entretien approfondi avec le médecin.
- Le délai compte : plus la démarche est engagée tôt, plus les options sont larges. Prenez rendez-vous rapidement, même si vous n’avez pas encore décidé.
- Litière pour chat (les excréments du chat peuvent provoquer une infection dangereuse appelée toxoplasmose)
- Viande crue
- Aliments non pasteurisés
- Fruits de mer riches en mercure, y compris thon, espadon et requin
Le cadre légal en Suisse
Le droit suisse fonctionne selon le régime du délai. Avant 12 semaines d’aménorrhée, l’interruption est possible à votre demande, sous trois conditions inscrites dans le code pénal :
- une demande écrite de la femme ;
- un entretien approfondi mené par le médecin lui-même, préalable à l’intervention ;
- l’invocation d’une situation de détresse.
Au-delà de 12 semaines, l’interruption reste possible si un avis médical établit qu’elle est nécessaire pour écarter un danger d’atteinte grave à l’intégrité physique ou un état de détresse profonde.
Pour les mineures, une prise en charge dans un centre spécialisé est prévue. Les modalités précises se renseignent au moment de la prise de rendez-vous.
Compter le délai correctement
C’est la source de confusion la plus fréquente, et elle coûte du temps.
Les semaines d’aménorrhée se comptent à partir du premier jour des dernières règles, pas à partir de la conception ni du test positif. Douze semaines d’aménorrhée correspondent donc à environ dix semaines après la conception.
Beaucoup de femmes découvrent leur grossesse vers cinq ou six semaines d’aménorrhée : le délai restant est réel mais court. Une échographie date la grossesse avec précision, et c’est elle qui fait foi.
Les deux méthodes
La méthode médicamenteuse, possible dans les premières semaines : deux médicaments pris à quelques dizaines d’heures d’intervalle, qui provoquent l’interruption et son évacuation. Elle se déroule en partie chez vous, avec des saignements et des douleurs de type règles, parfois fortes, et un contrôle est prévu ensuite pour vérifier que l’interruption est complète.
La méthode chirurgicale, par aspiration : une intervention courte, sous anesthésie locale ou générale, avec un retour à domicile le jour même dans la plupart des cas.
Le choix dépend du terme, de vos antécédents et de votre préférence. Les deux sont efficaces, et la consultation sert à les comparer pour votre situation.
La consultation, et ce qu’elle n’est pas
L’entretien prévu par la loi n’est pas un entretien de dissuasion. Il sert à vous donner l’information complète, à dater la grossesse, à vérifier votre groupe sanguin et votre rhésus, à écarter une contre-indication, et à parler de la contraception pour la suite.
Vous pouvez venir seule ou accompagnée. Vous pouvez poser toutes vos questions, y compris celles qui n’ont rien de médical. Et vous pouvez repartir sans avoir décidé, à condition de tenir compte du délai.
L’interruption de grossesse est une prestation prise en charge par l’assurance obligatoire des soins.
Questions fréquentes
Comment sait-on à combien de semaines on en est ?
On compte depuis le premier jour des dernières règles. Une échographie précise le terme, et c’est elle qui fait référence pour le délai légal.
Dois-je justifier ma décision ?
La loi prévoit une demande écrite et l’invocation d’une situation de détresse. Vous n’avez pas à vous expliquer au-delà, ni à convaincre qui que ce soit.
Puis-je venir accompagnée ?
Oui, par qui vous voulez. Vous pouvez aussi venir seule : personne n’a à être informé de votre démarche.
Cela a-t-il des conséquences sur une grossesse future ?
Une interruption réalisée dans de bonnes conditions n’altère pas la fertilité ultérieure. C’est une inquiétude fréquente, et elle mérite d’être posée en consultation.
J’hésite encore, dois-je attendre ?
Prenez rendez-vous quand même. Le rendez-vous n’engage à rien, il donne l’information et date la grossesse : c’est précisément ce qui permet de décider sans être contrainte par le délai.
En résumé
Face à une grossesse non planifiée, il est important de rester calme, car près de la moitié des grossesses en Europe sont imprévues. La première étape consiste à prendre rendez-vous chez votre gynécologue pour évaluer l’état de votre grossesse et discuter des options, y compris l’avortement ou l’adoption si nécessaire. Commencez également à prendre des vitamines prénatales contenant 400 mcg d’acide folique pour réduire les risques de malformations. Évitez l’alcool, le tabac et les drogues, qui peuvent nuire à la santé de votre bébé. Prenez soin de vous mentalement et physiquement et n’hésitez pas à consulter un professionnel si vous ressentez du stress ou de la dépression. Pour un suivi personnalisé et des conseils adaptés, prenez rendez-vous chez Adal Gynéco Genève, où nous vous accompagnons à chaque étape de votre grossesse.
Spécialistes en gynécologie obstétrique, nous accompagnons les hommes et femmes à Genève pour les soins du système génital féminin, la grossesse, la ménopause, et les problèmes de fertilité.
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